Héritage Madagascar- Le royaume Mérina et les 12 collines de l’Imerne

Après le Canal des Pangalanes et l’île Sainte Marie, nous terminons cette série de reportages avec le royaume de Mérina et les 12 collines de l’Imerne.

La diffusion est prévue jeudi 28 juin à 17h30 heures française sur la chaîne ARTE.

  • Notre voyage commence à 20 km environ d’Antananarivo, au coeur de l’Imerina, nous arpenterons la Colline bleue ou colline sacrée « Ambohimanga« , classée au patrimoine mondial de l’Unesco, qui renferme en son sein une grande partie de l’histoire et de l’identité malgaches. Notre guide est Mr Roland RAKOTOVAO, historien, enseignant-chercheur à l’Université d’Antananarivo.Cette colline entourée d’une forêt primaire se compose notamment d’une cité royale fondée au XVIIIème siècle, d’un site funéraire (avec tombeaux royaux), d’arbres royaux majestueux et d’autres sites vénérés tels que des bassins et des bois sacrés.La colline royale d’Ambohimanga constitue un témoignage exceptionnel de la civilisation qui s’est développée sur les Hautes terres centrales malgaches du XVe au XIXe siècle. Elle est le foyer des traditions culturelles et spirituelles mérinas, du culte des Rois et des Ancêtres.

 

  • Nous nous rendrons ensuite au  Palais  de  la  Reine  ou  Rova  de  Manjakamiadana,  avec Madame Helihanta, historienne et merveilleuse conteuse de l’histoire complexe et mouvementée de la Grande Ile. Situé au sommet de la plus haute colline d’Antananarivo à plus de 1400 mètres d’altitude, le palais à une vue imprenable sur la capitale. Construit dès le 17e siècle, le Rova ou Palais de la Reine, classé au patrimoine mondial en 2001, fut la résidence principale des rois et reines de l’Imerina (et siège de la garnison royale) entre le 17ème et la fin du 19ème siècle. Les fondations du Rova ont été posées sous le règne du roi Andrianjaka, entre 1610 et 1630. Néanmoins, c’est en 1839, sous le règne de Ranavalona 1re, que l’architecte français (et premier consul de Madagascar) Jean Laborde fit aménager les premières installations en pierre. En quelques décennies, la monarchie mérina passe spectaculairement de l’ère féodale (la modeste case en bois du roi Andrianampoinimerina à Ambohimanga) à l’ère victorienne (la cour du palais des Reines). En 1945, la façade en pierre fut réhabilitée par l’architecte James Cameron. Un splendide portail en arc de triomphe coiffé d’un épervier (symbole de la royauté Mérina) fut en outre érigé.
  •  Enfin, nous nous rendrons à la Cathédrale Notre Dame Andohalo, première église catholique à Antananarivo. Aujourd’hui, le culte y est célébré en français et en malgache. C’est Sylvain Urfer qui nous y accueille. Jésuite, il est l’auteur de nombreuses analyses sur la culture malgache traditionnelle face à la modernité. De style gothique, le monument historique classé fait partie des trésors du Patrimoine Architectural d’Antananarivo. On le compare fréquemment avec l’Eglise Notre-Dame de Paris, dont ce serait la réplique miniature… Le site raconte comment en 1864 la Reine Ranavalona II, suivit par le pays tout entier, se convertit au christianisme. Il annonce aussi la colonisation française et la fin du royaume qui capitule en 1895.  Aujourd’hui, les Mérinas, fières de leur histoire, se retrouvent le week-end en famille ou même en pèlerinage tout au long de l’année. Il n’est pas rare qu’après la messe dominicale, les chrétiens mérinas viennent dans ces sanctuaires pour faire un vœu, demander une bénédiction, ou soigner une maladie incurable. « Nous recevons à peu près soixante personnes par jour. Le double les week-ends. Et nous tuons chaque semaine un zébu», explique fièrement la Mpiandry Doany, la gardienne du Doany. Au moment du croissant de lune et durant l’Alahamadibe les gens viennent en masse, confie un habitant.

Benjamin Lalande – Détours Madagascar

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