Antananarivo

Lors d’un séjour à Madagascar, il est normal que certains voyageurs prennent du temps avant d’apprécier Antananarivo. Cette ville peut sembler a priori sans charme, mais il faut la connaître pour voir son véritable visage : une ville historique dotée de 12 collines sacrées, de sympathiques musées et lieux de sortie, des habitants qui aiment faire la fête, sortir entre amis et en famille…

Les monuments historiques d’Antananarivo


Les douze collines sacrées d’Imerina

À la fin du XVIIIe siècle, pour sceller l’unité des royaumes de l’Imerina, Andrianampoinimerina consacra 12 collines (12 étant un chiffre sacré), puis épousa 12 femmes de villages rivaux. Chacune représenta son autorité sur une colline sacrée. Ces villages fortifiés étaient entourés de hady (profonds fossés), dotés de lourdes portes de pierre, de rova et de tombeaux princiers. Il s’agit de :

  1. Ampandrana (sur l’emplacement du palais d’Iavoloha)
  2. Imerimanjaka
  3. Alasora
  4. Ambohitrabiby
  5. Analamanga
  6. Antsahadinta
  7. Ambohimanga
  8. Ambohidratrimo
  9. Ilafy
  10. Kaloy
  11. Atongona
  12. Ambohimanambola (ou colline aux trésors)

Le palais de la reine

Le palais de la reine est sans doute le site le plus emblématique d’Antananarivo, même si l’édifice principal n’a pas encore été complètement restauré depuis l’incendie de novembre 1995. Elle trône du haut de la plus haute colline de la ville et offre une visite exceptionnelle. Les quatre palais en bois précieux, le temple et les tombes royales sont très bien conservés. Le panorama sur la ville est tout simplement grandiose ! Cette ancienne résidence des rois et reines de Madagascar a été construite en bois en 1837 par Jean Laborde sous Ranavalona I, puis recouverte de pierre en 1867 par James Cameron sous Ranavalona II.

La colline Royale d’Ambohimanga

La colline sacrée d’Ambohimanga a été le point de départ des conquêtes d’Andrianampoinimerina. Aujourd’hui, elle est classée patrimoine mondial de l’UNESCO et abrite le patrimoine le plus précieux de l’Imerina. Cette enceinte fortifiée est dotée d’une muraille traditionnelle et abrite la case d’une pièce d’Andrianampoinimerina, ainsi que deux pavillons de bois d’un étage. La petite maison du grand roi est toujours équipée de ses ustensiles d’autrefois (lits, sagaie, louches, etc.), tandis que les pavillons sont restés meublés. Grâce à une visite, on peut découvrir comment les rois, reines et dignitaires vivaient et célébraient les événements marquants.

Les musées d’Antananarivo


Le musée de la paléontologie au parc botanique de Tsimbazaza

Le parc zoologique de Tsimbazaza abrite un zoo avec un arboretum, un musée de la paléontologie et un musée d’ethnologie. À part présenter la richesse faunistique et floristique de Madagascar, le parc fait également découvrir des fossiles de dinosaures, dont une colonne vertébrale et des ossements. La pièce maîtresse est sans doute le squelette entier d’un oiseau éléphant, haut de 3 mètres. De son vivant, celui-ci pesait environ 500 kg !

Le musée des pirates

Le musée des pirates est un endroit des plus particuliers, installé au 4e étage d’un immeuble du quartier de Tsaralàlana. Le propriétaire des lieux, l’ethnologue suisse Franz Stadelmann, révèle au public l’origine, les règles et l’évolution de la piraterie à travers vingt tableaux. Des « légendes » sont ici contées, notamment celle de Libertalia, le premier bateau de pirates échoué sur l’île en 1500. En plus des indices récoltés sur les côtes de l’île de Sainte-Marie, des preuves historiques de la présence des pirates à Madagascar sont rassemblées dans ce lieu. On peut également y admirer des maquettes de bateaux et des coffres aux trésors !

Le musée de la photographie de Madagascar

Le musée de la photographie de Madagascar a été inauguré en février 2018 à Anjoy, un quartier de la Haute Ville. Présent sur Internet depuis 2013, ce musée s’est matérialisé dans un bâtiment à l’architecture du XIXe siècle, typique d’Antananarivo. Les visiteurs y découvrent l’histoire de Madagascar dans 4 salles de projection et deux espaces d’exposition (une grande salle en plus du jardin). Le musée abrite également un lieu de détente et de restauration : le Café du Musée.

Les lieux de sortie dans la capitale

Les marchés d’Antananarivo

Il n’est pas possible de parler d’Antananarivo sans mentionner le mythique marché du Zoma à Analakely. Depuis l’époque de la royauté, on y vend de tout : fruits, légumes, viandes, divers produits alimentaires, ustensiles de toutes sortes, paniers, chapeau, vêtements, tissus, etc. Ceux qui ont lu l’histoire d’Émile Ranarivelo dans le roman Le Panama Malgache se rendent compte que certaines choses n’ont pas changé depuis le XIXe siècle. Pour l’artisanat malgache, plusieurs marchés sont recommandés, notamment ceux d’Andravohangy et de la route Digue.

Se restaurer et sortir à Antananarivo

Les bons restaurants à Antananarivo ne manquent pas et toutes les spécialités sont représentées : malgache, chinoise, française, thaïlandaise, coréenne, etc. Les grands hôtels possèdent de bons restaurants en règle générale, mais le choix est large. Les quartiers les plus réputés pour les restaurants et les bars lounge sont Analakely, Soarano et Isoraka.