Madagascar n'est pas une île, c'est un continent miniature. Depuis notre agence à Antananarivo, nous voyons chaque semaine des voyageurs sous-estimer les distances : 1000 km de route sur la RN7 entre la capitale et Tuléar demandent au minimum cinq à six jours, tant les paysages changent vite. Rizières en terrasses des Hauts Plateaux, forêt humide de l'Est où dorment les indris, savane semi-aride du Sud-Ouest piquée de baobabs Adansonia grandidieri, plages turquoises de Nosy Be au Nord : chaque région impose son propre rythme.
La faune concentre 80% d'espèces endémiques. On vient pour les lémuriens, bien sûr (une centaine d'espèces décrites, du microcèbe de 30 grammes à l'indri qui chante au lever du jour dans le parc d'Andasibe), mais aussi pour les caméléons, les tenrecs, les baleines à bosse qui longent Sainte-Marie de juillet à septembre. Côté culture, les 18 ethnies malgaches partagent une langue commune et des traditions fortes autour des ancêtres, notamment le famadihana sur les Hauts Plateaux entre juin et septembre.
Pour un premier voyage, comptez quinze jours minimum pour combiner deux écosystèmes (Andasibe et le Sud, ou les Tsingy de l'Ouest et l'avenue des Baobabs). Trois semaines permettent d'ajouter une extension balnéaire à Nosy Be ou Sainte-Marie. Noro et notre équipe construisent l'itinéraire selon vos centres d'intérêt et la saison.
Chaque région a sa personnalité : climat, paysages, rythme de vie et façons de voyager. Notre équipe locale vous aide à choisir la combinaison qui vous correspond.

Au centre de l'île, entre 1200 et 1500 mètres d'altitude, les Hauts Plateaux concentrent la capitale Antananarivo, la ville royale d'Ambohimanga et l'ancienne capitale Antsirabe. Le paysage est fait de rizières en gradins, de villages aux maisons de briques rouges à étages et de marchés colorés comme celui d'Ambositra, capitale de l'artisanat zafimaniry. Les températures descendent à 5°C la nuit en juillet, prévoyez un polaire. C'est ici que démarrent la plupart des circuits : deux à trois jours suffisent pour s'acclimater, visiter un atelier de soieries à Arivonimamo et goûter au romazava avant de descendre vers le Sud ou l'Ouest.</description

La descente de la RN7 vers Tuléar reste la colonne vertébrale de Madagascar. En sept à dix jours, on traverse le pays betsileo autour de Fianarantsoa et ses vignobles, le parc de Ranomafana et sa forêt humide, le massif granitique de l'Andringitra qui culmine à 2658 mètres, puis le parc de l'Isalo et ses canyons gréseux. Le climat se fait plus sec en avançant vers le Sud. On y observe le lémurien catta, le sifaka et plus de cent espèces d'oiseaux. La route est asphaltée mais lente : comptez en moyenne 250 km par jour. Étape finale possible à Ifaty pour la mer.</description

À l'Ouest, autour de Morondava, deux sites concentrent les visites : l'avenue des Baobabs à 20 km de la ville, photographiée au lever et au coucher du soleil, et le parc des Tsingy de Bemaraha, ces cathédrales de calcaire érodé classées à l'Unesco. L'accès au Bemaraha demande deux jours de piste en 4x4 et deux bacs sur les rivières Tsiribihina et Manambolo, uniquement entre avril et novembre. La descente en pirogue de la Tsiribihina sur trois jours est une alternative aventureuse. Climat chaud et sec, prévoyez 30 à 35°C en journée d'octobre à décembre.</description

Le Nord se rejoint en vol depuis Antananarivo, deux heures jusqu'à Nosy Be ou Diego Suarez. C'est la région la plus contrastée : montagne d'Ambre et ses cascades, tsingy rouges près de Diego, baie de Sakalava pour le kitesurf, archipel de Nosy Be avec ses îlots Nosy Iranja, Nosy Komba et Nosy Sakatia pour la plongée et le snorkeling. L'eau reste à 26-28°C toute l'année. Période phare : septembre à novembre pour combiner faune terrestre et requins-baleines au large de Nosy Be. Comptez minimum cinq jours sur place pour bouger entre les îles.</description

La côte Est est verte, humide, bordée par le canal des Pangalanes, un cordon de lagunes navigables sur 600 km. Andasibe-Mantadia, à quatre heures de route de la capitale, abrite l'indri, plus grand lémurien vivant, dont le chant porte à deux kilomètres. Plus au nord, l'île Sainte-Marie est l'observatoire des baleines à bosse de juillet à septembre, quand 400 à 700 individus viennent mettre bas dans le canal. Climat pluvieux : la saison cyclonique court de janvier à mars, on évite. Mai à octobre offre les meilleures fenêtres météo pour cette partie de l'île.</description

Au-delà de Tuléar, le Grand Sud bascule dans le semi-désert épineux : forêts de didiéréacées, baobabs nains, peuples Mahafaly et Antandroy aux tombeaux sculptés. La piste vers Fort-Dauphin via Itampolo et Lavanono se fait en six à huit jours de 4x4, c'est un voyage d'aventure réservé aux marcheurs et amateurs d'ethnologie. Côté mer, le lagon d'Anakao et la barrière de corail s'étendent sur 250 km. Climat très sec, moins de 400 mm de pluie par an. Cette région demande une préparation logistique solide : nous l'organisons sur demande, avec deux véhicules pour des raisons de sécurité.</description
Des expériences uniques pour chaque type de voyageur.

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