Nos Domaines de Compétences

1. Protection des sites et aires naturelles protégées face à la pression anthropique

Nos équipes peuvent jouer un rôle fondamental dans l'aide à la préservation et à la protection de la biodiversité, des environnements naturels et humains. Le contexte actuel accentue fortement les pressions anthropiques exercées sur les sites et aires naturelles protégées, de plusieurs façons :

(1-1) La crise du COVID-19, de par la suppression des mobilités internationales, a une forte incidence sur les revenus de certaines communautés locales, pour lesquelles le tourisme représente une source de revenus non-négligeable. C’est le cas par exemple des porteurs, pistards et guides locaux de la Nouvelle Aire Protégée du Makay, gérée par NaturEvolution Madagascar. Ces équipes locales, avec qui nous partageons une collaboration de longue date, vivent à la fois de l’élevage, de l’agriculture et du tourisme. La suppression de cette source de revenus risque fortement de les amener à retomber dans le banditisme (dahalo, braconnage, exploitation illicite…), dans un but de survie. Si aucune autre alternative ne leur est accessible, les populations locales se tournent spontanément vers l’exploitation des ressources naturelles dont ils disposent, pour nourrir leurs familles et survivre : culture sur brûlis, charbonnage, chasse et braconnage… Si ces pratiques ne sont pas contrôlées et encadrées, elles sont néfastes à la fois pour les environnements naturels en eux-mêmes, mais aussi sur les environnements humains sur le moyen et long terme, dans le sens où les services écosystémiques fournis par les aires protégées participent par de nombreux biais à la sécurité des hommes (alimentaire, ressources en eau, atténuation des effets des changements climatiques et des phénomènes climatiques extrêmes…).
 
(1-2) Une autre menace pesant sur les sites naturels, accentuée par le contexte actuel et la limitation des mobilités, cette fois-ci au niveau national, est le trafic et l’exploitation illicite de ressources précieuses, exécuté par des membres de ces communautés locales mais commandités par des structures informelles ayant un réseau d’influence national. Les forêts du Massif du Makay par exemple, tout comme celles de nombreuses aires protégées à Madagascar, regorgent d’essences précieuses (palissandre, acajou, ébène…), d’animaux, minéraux ou ressources naturelles faisant déjà l’objet de trafic. Le contrôle exercé sur les frontières inter-régionales et sur la circulation des individus et des organismes de protection de l’environnement, permet à ces réseaux de procéder à un véritable pillage des matériaux précieux, qui disparaissent ainsi silencieusement.
 
(1-3) Le rôle de nos équipes de terrain, qui connaissent les locaux, est d’aider à limiter les pressions extérieures sur ces milieux fragiles et en danger de disparition. La méfiance des communautés, que l’on peut constater vis-à-vis des forces de l’ordre ou des représentants de l’Etat, n’a pas lieu d’être avec nos guides qui leur apportent une source de complément de revenus de manière régulière, et sont appréciés et respectés. Le contact et le lien de confiance étant déjà établis depuis longtemps, la discussion s’en trouve facilitée. 
 
(1-4) Des brigades de surveillance doivent donc être mises en place ou renforcées, par le biais de nos équipes. A l’instar du mode de fonctionnement des Parcs Nationaux Sud-Africains, nous pouvons faire en sorte, moyennant les formations adéquates bien-entendu, que les guides qui accompagnent les touristes dans les parcs soient aussi les garants de la conservation de ces aires protégées, comme le sont les Rangers dans les parcs nationaux Sud-Africains. Les aires protégées y sont divisées en différents secteurs, sous la responsabilité d’un Ranger Chef de Secteur, ayant pour fonction d’assurer l’intégrité du secteur dont il est responsable, remplissant entre-autres les missions suivantes (liste non-exhaustive) :
    • Organisation des patrouilles de contrôle (à pied, à vélo, en véhicule motorisé…), détection et reportage immédiat des risques détectés ;
    • Lutte anti-braconnage, incluant le suivi des infractions passées, la surveillance des suspects et, le cas échéant, l’interpellation des coupables ;
    • Mise en application de la règlementation du site vis-à-vis des comportements des touristes et visiteurs ;
    • Inspection et entretien des clôtures et autres éléments de maintenance du site ;
    • Lutte contre les feux de brousse par la mise en place et coordination des programmes spécifiques adaptés ;
    • Contrôle et élimination des plantes et organismes étrangers et invasifs ;
    • Gestion de l’eau et des rivières : reportage des éventuelles pollutions, du niveau de l’eau ;
    • Contrôle des prélèvements et de l’utilisation des ressources naturelles par les communautés locales ;
    • Fonctions spécifiques à certaines espèces en danger selon les sites (comptage, suivi, reproduction…) ;
    • Contrôle et reportage des niveaux d’érosion, des éventuelles maladies…

Par-dessus tout, nos guides peuvent faciliter l’instauration du lien, de la discussion et de la sensibilisation auprès des communautés locales. Des réunions doivent être organisées par les Rangers avec l’ensemble des parties prenantes, dans le but de constituer des groupes de soutien locaux. Ils permettent d'apporter des solutions alternatives au braconnage, et d’assurer un complément de revenus aux autochtones, tout en protégeant les ressources naturelles. 

 

2. Education environnementale et civique auprès des communautés locales

 

Nous sommes en mesure de participer à la sensibilisation des communautés locales à la préservation de notre patrimoine universel, sur les plans de la biodiversité, de la sauvegarde des cultures et des traditions, et du respect de l'humain. Cette sensibilisation doit se dérouler en plusieurs temps : 

 

(i) Des formations pour adultes à destination des communautés locales, accessibles à tous, sur l’importance de la biodiversité : à la fois vis-à-vis de la conservation des richesses naturelles de l’île ; de la lutte contre l'érosion et le dérèglement climatique ; des bénéfices à tirer d'évoluer dans des écosystèmes riches et équilibrés (notamment en agriculture) ; et pour l'importance que représente la biodiversité pour le tourisme à Madagascar. Ces formations seraient données en premier lieu par nos guides, qui côtoient déjà les locaux au quotidien dans le cadre du tourisme, depuis presque 10 ans. Ces formations vont de pair avec des séances de sensibilisation et des plaidoyers. Les guides introduiront les communautés locales à des notions scientifiques, par le biais de la vulgarisation. 

 

(ii) De l’éducation environnementale à destination des enfants et des jeunes, dans les écoles : nous avons la capacité de créer du matériel pédagogique adapté, et de prévoir par le biais de nos équipes des interventions régulières auprès des écoles, afin de sensibiliser également la nouvelle génération, qui représente le futur du pays. L’éducation environnementale doit passer par la jeunesse, porteuse de la dernière chance de parvenir à renverser les processus de destruction de la nature.

 

(iii) Il faudra ensuite organiser des interventions plus pointues sur la préservation, la surveillance et le reporting, avec des formateurs scientifiques. Ces intervenants pourront être issus de différentes organisations scientifiques spécialisées avec lesquelles nous sommes en relation, ou encore de la Faculté des Sciences de l’Université d’Antananarivo, dont Détours Madagascar est partenaire. 

 

(iv) Notre agence peut également apporter son soutien et son expertise dans l'organisation d’événements culturels et environnementaux (festivals, actions environnementales), à vocation pédagogique et de sensibilisation. Nous pouvons par exemple assurer toute la partie coordination, logistique, transport, hébergement et restauration, à la fois des intervenants, des bénévoles et du public.

 

L'intérêt de ces différentes actions réside dans le fait de sensibiliser le plus grand nombre, et d'éveiller la curiosité et de former des personnes ciblées, principalement des jeunes, aux métiers de la préservation de l'environnement (rangers, guides, naturalistes, scientifiques...), au sein-même des communautés locales. Ce sont ensuite ces personnes formées qui serviront de relais pour assurer la continuité auprès des communautés, sur le long terme.

 

Mise en place de projets écotouristiques générateurs de revenus

 

Nous souhaiterions travailler sur la mise en place d'activités génératrices de revenus à destination des communautés locales, principalement dans le domaine de l’écotourisme et de l’économie sociale et solidaire, dans lesquels nous nous sommes spécialisés. L’idée est de réfléchir conjointement à une approche micro-économique des acteurs locaux, encourageant la création d’activités sources de revenus, non-prédatrices ou destructrices des environnements naturels ; et d’associer ces activités à la valorisation de ces environnements naturels par le biais de l’écotourisme. Cela peut passer par exemple, comme le font déjà certains de nos collaborateurs ici à Madagascar, par la création de structures d’hébergement villageoises, par la mise en place de circuits touristiques guidés par des villageois préalablement formés, par la fabrication de produits artisanaux à partir des ressources à disposition, gérées de manière durable...

 

Chez Détours Madagascar, de par nos compétences en matière d’écotourisme, d’économie sociale et solidaire, et de par notre fine connaissance des attentes des voyageurs à Madagascar, nous sommes aussi en mesure d'accompagner la mise en place de ces activités, de servir de passerelle pour conseiller à la fois les communautés locales et les organismes financeurs de ces projets sur les tenants et les aboutissants de ces types d’activités, et d’en trouver les débouchés et les réseaux commerciaux.

 

Le prérequis à ces projets serait pour nous d’organiser avant tout des séances de travail avec les gestionnaires des aires protégées et les représentants de communautés locales, pour partager les plaidoyers des acteurs locaux, des guides et des voyageurs dans le cas des aires protégées déjà mises en tourisme. Ces ateliers nous permettraient d’identifier les bonnes pratiques dans la gestion et la protection de l’environnement et de la biodiversité, d’imaginer et mettre en place des réajustements dans le mode de fonctionnement des aires protégées, et de travailler conjointement au développement d'une économie locale diversifiée, dans laquelle le tourisme peut s’insérer de manière responsable et équitable. Il est en effet fondamental que ces économies locales ne deviennent pas dépendantes uniquement du secteur touristique qui, comme le montre la crise actuelle, est un des premiers secteurs touchés par les crises sanitaires, sociales, économiques et environnementales que connaissent nos sociétés de manière cyclique.

 

Participation à des actions de reboisement et de restauration écologique

 

Nous pouvons également être actifs dans l’organisation et la mise en place d'actions courtes, ponctuelles et/ou régulières de reboisement, de préservation de l’environnement et de restauration écologique. Nous sommes en mesure de gérer la logistique de ce type d’actions, mais aussi de communiquer sur ces actions à destination d’un large public : volontaires potentiels parmi nos voyageurs et réseaux respectifs (nationaux et expatriés), partenaires et collaborateurs, institutions, ONG...

 

Organisation d'équipes d’écovolontariat et proposition de séjours combinés

 

De même, nous sommes en capacité de mobiliser et organiser des équipes d ́écovolontaires sur des projets de plus longue durée : nous pouvons organiser toute la logistique pour l’accueil, l’acheminement, l’hébergement et la restauration de ces écovolontaires, mais aussi l’organisation des missions en brousse, notamment lorsque les infrastructures d’accueil sur place sont inexistantes (fournir du matériel de bivouac, de cuisine, mettre à disposition des guides accompagnateurs, des cuisiniers...).

Par ailleurs, notre communauté de voyageur représente aussi un vivier d’écovolontaires potentiels non-négligeable, auprès desquels nous pouvons communiquer et que nous pouvons mobiliser facilement. La grande majorité de nos voyageurs est sensible à la préservation de l’environnement et à la question du développement local : nous recevons régulièrement des questions et sollicitations de la part de nos voyageurs, qui souhaitent s’impliquer sur des projets solidaires, donner du sens à leur voyage. Il nous serait possible d’imaginer et proposer à nos voyageurs et aux écovolontaires des séjours combinant découverte touristique du pays et écovolontariat, sur plusieurs semaines.

Dans le cadre de la réponse sanitaire à l'épidémie COVID-19

Nous sommes capables de nous déployer à travers tout le pays (ainsi qu’à Antananarivo) pour la détection et l’identification des cas, la mise en quarantaine de ces cas avant de les acheminer vers un centre de santé.

Nous sommes capables de faire du nettoyage, de la désinfection de site et d’agir en étant protégés (masques, lunettes, etc...).

L’équipe est capable de dispenser des formations spécifiques sur l’hygiène et sur les procédures à tenir, souvent dans les dialectes spécifiques aux différentes régions.

Nous sommes en mesure de mettre en place des convois sécurisés d’approvisionnement alimentaire, ce qui semble être une des principales problématiques induites à venir. Bien-entendu, nous sommes conscients qu’en cas d’intervention de notre part, des formations adaptées et communes à tous les intervenants resteront indispensables.

 

NOS CIRCUITS
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