Le canal des Pangalanes : un héritage de grande valeur

Les origines du canal

La construction du canal des Pangalanes remonte à l’époque de la colonisation française, initiée en 1896 par le général Galliéni en vue de faciliter le contrôle administratif et militaire de la région. Pour longer la côte est, la marine marchande et militaire française eut dû braver de nombreux danger, notamment les récifs, les hauts et forts courants, les épaves de bateaux et les requins. L’administration coloniale eut alors l’idée de relier les lacs, lagunes et rivières navigables à l’intérieur des terres pour construire une longue voie navigable. Celle-ci mesurait à l’origine environ 700 km, reliant Foulpointe à Farafangana.
Le présent et l’avenir du canal

Le transport de marchandises fut facilité grâce à ce canal, jusqu’à quelque temps après la fin de la colonisation. En effet, faute d’entretien, les parties creusées se sont peu à peu effondrées et les nénuphars et jacinthes d’eau ont envahi la voie d’eau. Environ 400 km du canal ont été toutefois réaménagés à la fin des années 1980, profitant de nouveau au transport de marchandises et au tourisme. Un projet de réhabilitation est également en phase d’incubation, mis en œuvre par l’agence marocaine Marchica MED S.A, en partenariat avec le gouvernement malgache.
## Un circuit touristique hors des sentiers battus De charmants villages comme escales

Les nombreux villages sur les rives du canal ont été installés à l’origine pour le transport de marchandises. Aujourd’hui encore, le trafic y est important, faisant découvrir par la même occasion des escales pour le moins atypiques, mais charmantes. Les cases traditionnelles sur pilotis ou en torchis donnent envie de faire halte et de faire connaissance avec les sympathiques autochtones. L’accueil est particulièrement chaleureux pour ceux qui viennent visiter les villages de pêcheurs et les distilleries artisanales, et piqueniquer au bord d’une plage.
Une nature luxuriante

Une croisière le long du canal des Pangalanes offre l’occasion de découvrir une nature exceptionnelle, fidèle au caractère unique de la biodiversité malgache. On peut notamment rencontrer ici l’un des deux arbres emblématiques de Madagascar : le ravinala ou ravenala en français (une sorte de palmier). « L’arbre du voyageur », également appelé « les oreilles d’éléphants » succèdent aux mangroves et aux imposantes fougères arborescentes. Les fameux lémuriens ne sont jamais loin, notamment les sifaka et les Hapalémurs.
## Un voyage hors du commun
Une croisière hors du temps

Pour transporter les personnes, les produits maraîchers, la canne à sucre, le café, le girofle, le poivre et autres denrées, les embarcations sont pour le moins originales. Pirogue monoxyle, radeau de bambou poussé à l’aide d’une perche, tronc d'arbre évidé propulsé à la pagaie… la rencontre est parfois surprenante. Les touristes voyagent à bord d’une pirogue ou d’une barque à moteur et peuvent découvrir entre autres les sites balnéaires d’Ambila Lemaitso et de Mahanoro, la chute de la Sakaleona (200 m) sur Nosy Varika, etc.
Des trésors insoupçonnés
Ce périple très enrichissant ravira les amoureux de l’aventure, de l’eau et de la nature. L’ambiance est toujours festive en compagnie des guides qui ne cessent d’alimenter les conversations, les rires et les chants. Poisson et betsabetsa (breuvage local) sont toujours au menu. En admirant le paysage tout en humant l’air parfumé de vanille et d’eucalyptus, attendez-vous toujours à l’émerveillement. Il se passe toujours quelque chose, si ce n’est un passage difficile au milieu des jacinthes et nénuphars, ou la surprenante découverte d’une statue d’éléphant en grès sculpté de 1 000 kg à Ambohitsara sur la rivière Fanantara.

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